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Tuesday 19th of September 2017
Practices of Consultation with Indigenous Peoples in Indigenous /Latin America
At Guovssu (TEO-H2 2.228), Centre for Sami Studies, University of Tromsø
The Arctic University of Norway.

Program:

09:30 hrs – Welcome (Bjørn Ola Tafjord and May-Lisbeth Brew)
09:45 hrs – Practices of consultation with indigenous peoples in Argentina (Mrs. Relmu Ñamku)
10:45 hrs – Practices of consultation with indigenous peoples in Chile (Mr. Rafael Railaf)
11:45 hrs – Lunch
13:00 hrs – Practices of consultation with indigenous peoples in Costa Rica (Geyner Blanco & William Vega)
14:00 hrs – Practices of consultation with indigenous peoples in Guatemala (Mariel Aguilar Støen)
15:00 hrs – Discussion

About the speakers

Mrs. Relmu Ñamku is a Mapuche leader and the general secretary of the Consultative Council of Indigenous Peoples in Argentina.

Mr. Rafael Railaf is a Mapuche and member of the NGO, Mapuche Foundation FOLIL in The Netherlands. Founded in 2000, one of the first Mapuche organizations in Europe and most of its members are first and second generation Mapuche http://www.mapuche.nl/

Geyner Blanco is Maleku and advisor in indigenous affairs for the Costa Rican president. With William Vega, he has co-supervised the development of a new protocol for consultations with indigenous peoples in Costa Rica.

William Vega is a lawyer and former advisor in indigenous affairs for the Costa Rican president. With Geyner Blanco, he has co-supervised the development of a new protocol for consultations with indigenous peoples in Costa Rica.

Mariel Støen is associate professor at the Centre for Development and Environment, University of Oslo, and has studied practices of consultation in Guatemala.

About the seminar

The obligation to consult and get the consent of indigenous peoples, before interfering in their lives and territories, is increasingly recognized in international fora and different national contexts. In many places, formal protocols and bodies are being proposed or put in place in order to facilitate such consultations. However, there are still many actors – state agencies as well as private corporations – who keep rejecting, ignoring or paying only superficial attention to the demands for consultations and the relevant procedures.In this seminar, we will learn more about how consultation processes are carried out, or not, in different countries in Indigenous/Latin America.

How can consultations become events that lead to mutual understanding and binding agreements?
Why can consultations by one or more parties end up being considered as theater only?
What are the main challenges of consultation processes today?
What do successful consultations look like?
These topics and questions are highly relevant also beyond Indigenous/Latin America as they resonate strongly also in Sami/Nordic contexts.

Organizers;

Department of Archaeology, History, Religious Studies, and Theology / Centre for Sami Studies / the research group “Indigenous Religion(s): Local Grounds, Global Networks / the research group “Politics of Culture in Latin America” University of Tromsø – The Arctic University of Norway. https://en.uit.no/startsida

For more information, please contact;
PhD candidate May-Lisbeth Brew (may-lisbeth.brew@uit.no / +47 77644215)
or professor Bjørn Ola Tafjord (bjorn.tafjord@uit.no / +47 77645289)

The seminar is sponsored by NorLARNet (the Norwegian Latin America Research Network)

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De oorspronkelijk bewoners van Argentinië, de Mapuche houden een optocht van 800 kilometers, vanaf de Andes gebergte tot aan de kust. De optocht begint in Bariloche en zal eindigen in Viedma op maandag 24 april.

Met deze optocht willen zij aandacht vragen voor het land verlies en de invoering van een nieuwe land wet: “Nuevo código de tierras”. De Mapuche vrezen dat hierdoor hun land en omgeving wordt vernietigd.

No al nuevo codigo de tierras

Hugo Aranea van het Consejo Asesor Indígena (CAI):
“Deze nieuwe wet bedreigt niet alleen de gebieden van de Mapuche en de Tehuelche maar ook de samenleving als geheel”. Hier wordt gedacht aan fracking, mijnbouw en olieprojecten, evenals de bouw van faciliteiten voor massatoerisme volgens Aranea.

Onder het motto “We zijn Levend, daarom marcheren wij” willen de Mapuche bij aankomst een petitie aanbieden aan de regionale overheid waarbij de volledige erkenning van het Mapuche-volk wordt geëist, tevens het terug draaien van de wetgeving die de regering net naar het Congres heeft gestuurd zonder de Mapuche hierbij te betrekken of te informeren.

Mapuche optocht van +800 Km.

Bronnen;
http://www.mapuche.nl/

TeleSurTV:
https://t.co/7KivIARzXD

Barilocheopina:
http://iturl.nl/snEk_LW

http://argentina.indymedia.org/news/2017/04/905795.php

Lees ook: http://www.ilo.org/

Artículo traducido al francés (Fuente: http://www.mapuexpress.org/?p=6053)

La justice détermine l’innocence de Relmu Ñamku en procès contre une entreprise pétrolière

“Non coupable” fut le verdict lu par la présidente du jury populaire se référant à Relmu Ñamku qui a été accusée de “tentative d’homicide” alors qu’elle tentait de résister à une expulsion de ses terres. La salle a retenti d’applaudissements et immédiatement Ñamku a embrassé son compagnon, Martin Velazquez Maliqueo, qui était aussi sur le banc des accusés (et qui a été acquitté).

Mauricio Rain aussi fut déclaré “non coupable” (il avait été accusé de dommage aggravé). Dans la rue, Relmu a affirmé: “aujourd’hui, plus que jamais, nous allons défendre chaque centimètre de territoire. C’est un triomphe pour tous les peuples indigènes qui luttent et s’organisent en Argentine”.

Amnistía Internacional @Gustavo Figueroa

Relmu Ñamku étreint le Werken (porte-parole) Martin Maliqueo après l’acquittement

La communauté de Winkul Newen résiste à l’avancée des entreprises pétrolières sur son territoire ancestral depuis plus d’une décennie. En raison des différentes actions de résistance menées à bien, la communauté a souffert d’innombrables expulsions, de perquisitions en pleine nuit et d’une militarisation constante de ses espaces culturels et de ses pâturages. L’appareil judiciaire  a été un outil d’agression supplémentaire de la part des entreprises pétrolières.

“Durant plus de 3 ans, Relmu et la commuanté Winkul Newen ont été menacées avec un procès judiciaire qui a démontré aujourd’hui ne pas avoir de fondement. Comme nous l’avons souligné tout au long du procès, l’utilisation d’un procès pénal pour instruire en justice, menacer, intimider les défenseurs des droits de l’homme -entre eux les leaders indigènes- viole les droits de l’homme des peuples indigènes et compromet la responsabilité internationale de l’Argentine” indique Mariela Belski, directrice exécutive d’Amnesty International Argentine.

Relmu Ñamku innocente

Le huitième jour d’audience a démarré avec les instructions de la juge au jury populaire (des douze jurés, six sont Mapuches). Il y a eu presque 2 heures d’explications techniques. Après l’ajournement, le jury a délibéré. Ils avaient 48 heures pour délivrer le verdict “coupable” ou “non coupable”.

Ils devaient se prononcer sur la “tentative d’homicide” de Relmu Ñamku à la magistrate Véronica Pelayes (demandé dans la requête).

Le procureur Sandra Gonzalez Taboada a également initié le procès avec cette accusation, mais elle l’a changé un jour avant la sentence en “lésions graves”. Le même procureur a renoncé à accuser Maliqueo et a inculpé Rain de “dommage aggravé”.

À 14H20, l’audiance a repris. Après dix minutes,  le jury est entré et la présidente a lu le verdict. Relmu Ñamku fut déclarée “non coupable” de tentative d’homicide (qui prévoyait une peine jusqu’à 15 ans de prison). Dans la salle d’audience, il y a eu des applaudissements, des étreintes et des pleurs.

Depuis la rue (qui suivait le procès à travers une retransmission du réseau national des médias alternatifs), on entendit des cris de joie et des coups de claxons. La plus grande crainte (une peine de prison) était dissipée.

La présidente du jury a lu la seconde accusation. Ñamku a été reconnue coupable de dommages simples avec une peine mineure (les avocats de la communauté ont prévenu qu’ils feraient appel). Enfin, Rain, pour la troisième charge a été déclaré “non coupable”.

Martin Maliqueo a demandé la parole au juge. Avec la voix entrecoupée, il a dit: “c’est un jour historique pour le peuple mapuche. Il est resté clair que nous sommes innocents et aussi que l’injustice dont nous souffrons…”. Le juge l’a interrompu, il lui a dit qu’il ne pouvait pas s’étendre dans le tribunal et qu’il devait terminer en une phrase. Maliqueo a regardé le procureur Gonzalez Taboada “vous devez des excuses au peuple mapuche (le juge lui disait d’arrêter de parler), vous nous avez poursuivis durant 3 ans sans preuves. Vous nous devez des excuses.”

Le procureur Taboada s’est levé immédiatement et s’est retiré de l’enceinte du tribunal.

Les Mapuche se sont étreints avec Nora Cortiñas (mère de la place de mai, ligne fondatrice) et avec leurs familles. Un cris retentit dans la salle: “Mari chi weu! Mari chi weu! Mari chi weu!” cri historique qui signifie “ 10 fois nous vaincrons”.

Relmu Ñamku affirma: “justice est faite, depuis le début nous avons dit que c’était un procès injuste et nous avons dénoncé la complicité du pouvoir judiciaire avec le secteur pétrolier”. Les larmes aux yeux, elle a appelé à travailler à l’union des peuples indigènes. C’est un triomphe du peuple pauvre qui lutte, nous rendons plus fort le peuple mapuche et les organisations sociales. Plus que jamais, nous défendrons chaque mètre de territoire. “Pas un seul pas en arrière” a assuré Ñamku.

Entourée de sa famille, Ñamku dénonce les responsables des persécutions faites à sa communauté. “Ils nous ont accusés de délinquants durant 3 ans et nous ont poursuivi. Mais les délinquants sont les entreprises pétrolières et le gouvernement”.

Dario Kovosky, avocat de la communauté, signale: “le peuple a une sagesse que bien souvent la justice n’a pas. La décision des jurées est un signe d’espoir et une revendication historique pour le peuple Mapuche”. Il a annoncé qu’ils feraient appel à la condamnation de “dommage simple”.

Emmanuel Roa aussi, l’avocat de Winkul Newen, était très ému. “Nous avons pu sortir des ornières que voulait mettre le procureur et montrer tous les conflits qu’il y avait derrière le cas; L’affaire a été grossie, mais le peuple (le jury) a écouté et a su freiner la persécution qui s’exerce de manière arbitraire et capricieuse contre les peuples indigènes”.

Le jugement qui s’est déroulé à Zapala est historique parce que c’est la première fois que s’établit un jury interculturel (6 des 12 sont Mapuches). Le procureur a demandé 15 ans de prison pour un lancé de pierre (pour un homicide simple, on peut condamner à 8 ans de prison) et jamais avant on n’avait sollicité une peine si haute à une indigène dans le cadre d’un conflit territorial.

Dans la rue, à la porte du tribunal, des communautés Mapuches et des organisations sociales chantaient. “La terre volée, sera récupérée” “dehors, dehors, dehors les entreprises pétrolières” “le peuple Mapuche vit, la lutte continue et continue”.

Mari chi weu!