Archivos para noviembre, 2015

source : http://cristiancuevas.cl/?p=2055

Auteurs : Aucan Huilcaman y María Teresa Huentequeo

La présidente Michelle Bachelet a finalement annoncé un programme pour une “nouvelle constitution (politique)” chilienne. Une partie fondamentale du cadre institutionnelle de l’état chilien est toujours déterminée par la “constitution du général Augusto Pinochet”. Les plans d’une nouvelle constitution ont révélé que ces institutions, datant de la dictature, seront utilisées. Pour certains secteurs politique et économique , ce fait n’est pas pertinent. Cependant, pour l’opinion publique internationale, l’institution chilienne garde des racines dans l’ère de la dictature militaire.

Ceci est un point important duquel a dû s’éloigner la présidente Bachelet pour annoncer la procédure d’une nouvelle constitution.

Le processus constituant annoncé s’écarte des processus classiques pour établir une nouvelle constitution politique. L’éloignement d’un authentique processus constituant pourrait affecter la constitution qui était souhaitée au départ. Éventuellement, elle aboutira à un ensemble de réformes. Ce serait de nouveau un processus “à la chilienne”. Il faut dire que les processus politiques et institutionnelles “à la chilienne” donnent souvent lieu à des processus divergents des processus “légitimes et démocratiques”. A ce sujet, il suffit de rappeler les déclarations publics et au nom de l’état chilien de l’ex-président Ricardo Lagos Escobar (en septembre 2005). Il annonçait au pays et au monde qu’à partir de ce moment, le Chili disposait d’une nouvelle constitution politique. Il a été ovationné et félicité par tous les partis politiques chiliens. Cependant, maintenant on ne retient que la seule annonce de la présidente Michelle Bachelet pour une nouvelle constitution. Et on oublie et délégitime cet acte public et d’État effectué par l’ex-président Lagos.

Il est important de relever que la Présidente a affirmé clairement qu’elle prétendait établir « une nouvelle constitution politique », ce qui permet d’analyser dans toutes ses parties la constitution actuelle datant des années 80. De la même manière, cela permet d’espérer de nouveaux droits, si la situation et tous les intéressés impliqués le permettent.

Au congrès, le haut Quorum pour établir la décision d’une procédure pour arriver à une nouvelle constitution, comme une majorité des 2/3 de parlementaires, résulte véritablement préoccupant. En effet, il n’y a aucune certitude de l’aboutissement du processus puisqu’il dépend de la composition du congrès. Bien que l’actuel congrès détermine les directives de procédure, c’est au congrès, de l’année de 2017, qu’il y aura en grande partie le débat sur sa mise en œuvre, ceci indépendamment de la procédure adoptée à court terme. En plus du Quorum, il faut ajouter que le congrès chilien se voit remis en question par la crise de corruption, corruption de fonctionnaire, malversation des fonds publics, fausses factures entre autre délits que l’opinion publique connaît et que le ministère public investigue.

L’étape d’éducation civique annoncée et le contexte électoral pour une « nouvelle constitution politique » donne lieu à ce que ces prétentions légitimes soient utilisées comme étendard pour les présentations des respectives candidatures. En effet, celles-ci coïncident avec la scène des élections des maires et conseillers municipaux, et en 2017, avec les élections présidentielles, des députés, sénateurs, « core » et éventuellement des intendants. Les offres de ce scénario seront multiples, mais à l’heure de prendre des décisions, le citoyen chilien n’a aucun mécanisme de contrôle sur les élus. L’exemple le plus concret, c’est le vote systématique des députés et sénateurs qui ont toujours nié établir une reconnaissance des peuples autochtones et de leurs droits. En définitive, les élus ont voté contre les peuples autochtones.

Dans le processus pour une « nouvelle constitution », il est légitime de se demander: quelles certitudes ont les peuples autochtones d’un côté de participer au processus, et d’un autre que leurs droits et libertés fondamentales soient respectées et amplement stipulés dans la nouvelle constitution? Sous quel principe d’égalité ont-ils le droit de participer ? Il n’y a aucune certitude sur ce qu’ils arriveraient à inclure dans le nouveau texte constitutionnel. La question ne réside pas dans la participation ou dans l’éducation civique mais comment ils assureront aux peuples autochtones que leurs droits soient représentés largement dans la « nouvelle constitution politique » ? C’est dans ce cadre qu’émane chacun de ces doutes bien qu’une partie importante de cette situation trouve son explication dans l’histoire entretenue entre l’état chilien et les peuples autochtones et leurs droits.

En tenant compte de ces paramètres, ceux-ci nous indiquent et confirment que l’Etat chilien, c’est-à-dire la classe politique chilienne jusqu’au jour d’aujourd’hui, a maintenu « invariablement sa doctrine de négation des peuples autochtones et de leurs droits ». De plus, il n’existe aucune données sérieuses qui feraient penser qu’ils seraient maintenant bienveillant et démocratique avec les peuples autochtones et leurs droits. Il suffit de prendre comme référence l’ère de la dictature « l’alliance pour le Chili » et l’ère de la concertation la « nouvelle majorité ». Tous les projets relatifs à la reconnaissance des peuples autochtones et leurs droits ont eu pour but de limiter, restreindre, mutiler et dans le meilleur des cas diluer les droits collectifs des peuples autochtones et des Mapuche en particulier. Le dernier projet présenté au congrès (en septembre 2015) parrainé par les députés : Rene Saffirio, Jorge Rathgeb, Rene Manuel Garcia, Diego Paulsen, German Becker, met même l’accent sur la « cosmovision » et de cette manière distancie une reconnaissance effective des droits des peuples autochtones sur la restitution des terres, territoire et ses ressources, protection de la propriété intellectuelle, la biodiversité et la reconnaissance du droit à la libre détermination entre autres droits tangibles et intangibles que le droit international reconnaît déjà.

Pour répondre à la légitime question sur la participation des peuples autochtones et la reconnaissance de leurs droits , cette situation doit s’examiner à la lumière des droits collectifs qui ont été atteints dans le cadre du droit public international et qui établit que « les peuples autochtones ont le droit à la libre détermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur condition politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel ».

Le droit à la libre détermination est stipulé dans l’article 3 de la déclaration des nations unies sur le droit des peuples autochtones et réaffirmé dans de nombreux instruments des droits de l’homme de dernière génération. Donc, les représentants des peuples autochtones doivent définir préalablement s’ils rentrent dans le processus constitutionnel chilien, qui dans ses caractéristiques sera futur et incertain dans ses contenus, ou ils sortent de leur état de passivité et prennent la ferme décision de donner forme au droit à la libre détermination à travers la réalisation d’une propre assemblée constituante. Dans ce cas, il a déjà été annoncé une assemblée constituante Mapuche, comme une manière concrète de donner forme au droit à la libre détermination.

A l’heure actuelle, les peuples autochtones et les Mapuche en particulier, sont titulaires du droit à la libre détermination, ce qui constitue un droit certain. L’efficience du droit dépend d’un ensemble de situations. Dans ce cas, l’efficacité du droit à la libre détermination dépend de la volonté de chaque individu qui s’autodéfinit autochtone ou de chaque personne qui s’identifie Mapuche et qui fait la démarche de faire partie du processus constituant Mapuche.

Il est possible que dans le cas des peuples autochtones et en particulier des Mapuche, il faille effectuer une étape civique sur le droit à la libre détermination et informer préalablement qu’ils sont titulaires des standards le plus haut dont jouissent les peuples tel qu’est le droit à la libre détermination. De plus, il y a également un impératif collectif qui leur octroie une validité dans la légalité international qui reconnaît leurs droits, notamment le droit qui leur confère implicitement le pouvoir de s’auto-convoquer collectivement. Dans ce cas, ils ont la possibilité de s’auto-convoquer en assemblée constituante Mapuche.

Avec beaucoup de flair politique et avec une connaissance approfondie du droit international, les Mapuche ont annoncé la réalisation d’une assemblée constituante Mapuche en 2015 pour donner forme au droit à la libre détermination dont ils disposent. Ici, les Mapuche devront établir une procédure légitime avec la finalité d’adopter un statut qui établit une route à la libre détermination et ensuite former un auto-gouvernement dans le sud du Chili.

L’assemblée constituante Mapuche est-elle un sujet dans l’agenda du gouvernement de la « nouvelle majorité » ? Manifestement non, simplement parce que l’auto-convacation sera sous la protection du droit international et que les annonces de la présidente Michelle Bachelet se feront sous une procédure en grande partie basée sur les institutions émanant de la dictature militaire.

Il convient de souligner que les deux processus sont légitimes, la différence réside dans le fait que le peuple chilien, sous entendu les non autochtones, dans l’exercice du droit à l’autodétermination décide d’utiliser le cadre institutionnel actuel. Les Mapuche, en vertu du droit international, décideront d’une route propre en utilisant le droit international qui reconnaît un des droits les plus importants dont jouissent les peuples, le droit à l’autodétermination.

Les peuples autochtones, si réellement ils prétendent changer leur situation de relation avec l’état chilien, doivent impérativement donner forme au droit à la libre détermination. Si éventuellement, cela ne se réalise pas, cela démontrera l’efficacité du processus de domestication et de colonisation. En définitive, le long processus de colonialisme et de domestication se sera imposé, affectant la volonté des autochtones malgré qu’ils disposent d’un ensemble de droits reconnus par le droit international.

(traduction libre)

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Source: http://rufianrevista.org/?portfolio=el-derecho-a-la-autodeterminacion-mapuche-y-su-proceso-organico

Auteurs: Aucan Huilcaman y María Teresa Huentequeo

A partir du premier sommet du Cerro Ñielol en 2013, une partie du peuple Mapuche a clairement signalé son intention d’établir son propre processus d’autonomisation. Dans le texte suivant, deux dirigeants font part du chemin à accomplir et des prochains défis à relever.

Le peuple Mapuche, comme tous les peuples autochtones du monde, s’est converti en sujet collectif du droit à la libre détermination à la suite d’un consensus international et comme conséquence de sa lutte menée au niveau international. Le 13 septembre 2007, le cour de l’Histoire en matière de droit de l’homme a changé radicalement pour les peuples autochtones. Cette reconnaissance juridique internationale est établie dans la déclaration des nations unies sur le droit des peuples autochtones, un instrument des droits de l’homme de dernière date qui stipule un ensemble de droits collectifs et plus spécifiquement le droit à la libre détermination, expressément établi dans son article 3:

« Les peuples autochtones ont le droit à la libre détermination. En vertu, de ce droit, il détermine librement leur condition politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel ».

Cette reconnaissance de la part du droit international établit un ensemble de défis à tous et à chacun des peuples autochtones c’est-à-dire comment et quand mettre en œuvre, en terme pratique, ce droit vital pour le futur des peuples autochtones.

Titulaire du droit à l’autodétermination

A partir du « consensus international », le peuple Mapuche est titulaire de l’une des normes les plus importantes dont jouissent les peuples : le droit à la libre détermination. La reconnaissance de ce droit n’est soumis à aucune condition, ni sujette à aucune norme juridique constitutionnelle d’un Etat déterminé, ni sujet à un système démocratique. Par conséquent, ce droit est suffisamment épuré. C’est pour cela que les peuples autochtones en vertu de ce droit déterminent librement leur condition politique et peuvent déterminer librement leur développement économique, social et culturel.

Le peuple Mapuche, étant titulaire de ce droit s’est proposé de définir une route qui lui permettra de matérialiser ce droit sous toutes ses formes et avec toutes ses conséquences inhérentes. Les acteurs du peuple Mapuche, maintenant qu’ils sont titulaires du droit à l’autodétermination, se sont demandés qu’elles sont les conditions préalables et les défis pour exercer ce droit, en tenant compte du processus de « chilenisation » c’est-à-dire un colonialisme intériorisé qui se manifeste dans sa culture, son identité, sa spiritualité, ses pratiques quotidiennes, en affectant ses formes de vie individuelles et communautaires.

L’école pour un auto-gouvernement Mapuche

Le droit à la libre détermination laisse aux sujets et destinataires de ce droit la capacité et le pouvoir de l’exercer. Ce nouveau contexte en matière de droit de l’homme pose un ensemble de défis dans ses plus diverses dimensions et manifestations concrètes pour les peuples autochtones, notamment la manière de mettre en œuvre ce droit qui se convertit en pierre angulaire de tous les autres droits collectifs qui aident les peuples autochtones.

Maintenant que les peuples autochtones comptent avec un instrument des droits de l’homme qui englobe les droits collectifs, parmi ceux-ci, le droit à la libre détermination, ils doivent prouver leurs capacités et compétences comme sujet collectif. Au contraire, la déclaration serait inutile et inefficace, mais pas à cause de son contenu et principe, sinon parce que les destinataires de ce droit n’auraient pas su montrer leur capacité à le mettre en œuvre. C’est le défi à relever de chaque peuple autochtone et en particulier du peuple Mapuche.

On doit rappeler que le droit à la libre détermination des peuples autochtones a été violée. C’est une conséquence du colonialisme européen et des républiques naissantes. Dans le cas du peuple Mapuche, ce droit fut résolument empêché d’être exercé après l’invasion militaire dénommée officiellement « pacification de l’Araucanie ». Par conséquent, il est extrêmement important de définir un point de départ et rediriger le droit à la libre détermination dans son sens le plus pratique. A ce sujet, le débat est renvoyé dans le camp des propres peuples autochtones et en particulier du peuple Mapuche.

Maintenant que les peuples autochtones sont titulaires du droit à la libre détermination, surgit les légitimes et opportuns questionnements  : « d’où partir ? Serait-il adéquat de former un gouvernement Mapuche provisoire ou définitif ? Quel type de gouvernement ? Un gouvernement classique ou traditionnel? Quel serait le procédé pour le légitimer ? Existe-t-il une volonté collective, un enthousiasme et une cohésion des Mapuche pour évoluer vers un processus d’autodétermination ? Est-il possible de définir et d’accepter que le droit à la libre détermination est un terrain commun où peuvent converger toutes les revendications ? Est-il possible d’éradiquer le colonialisme dans ses manifestations les plus diverses chez les leaders Mapuche pour reprendre la route de l’autodétermination ? Existe-t-il des personnes ou un contingent de Mapuche disposés et capables de s’autodéterminer ? Existe-t-il une volonté de la part des Mapuche de se débarasser du colonialisme idéologique, religieux et paternaliste pour se diriger vers l’autodétermination ?

A partir de chacune de ces interrogations s’est initié une « école pour un auto-gouvernement Mapuche ». Celle-ci a pour objet de générer un processus d’informations à tous les intéressés sur les nouveaux droits internationalement reconnus et en particulier su le droit à la libre détermination. Au sein de cette école s’ouvre un espace de dialogue entre les intéressés pour comprendre et assumer le défi international de mise en œuvre des droits collectifs. Un point important consiste à réfléchir aux étapes de cette implémentation en tenant compte des conditions fondamentales nécessaires à un peuple pour l’exercice de ses droits.

L’école propose de former un ensemble de personnes intéressées à développer un savoir, une mentalité et une capacité propre à gouverner. Elle veut favoriser un dialogue interne avec un groupe d’individus qui s’imposent un objectif clair et défini basé sur un principe de collectivité et d’appartenance culturelle Mapuche. L’école cherche à former des personnes qui assument le défi de se diriger vers un processus collectif d’autodétermination avec une affection au droit usuel Mapuche et au droit international, pour ainsi, au moment approprié adopter la décision la plus opportune et inhérente au droit à la libre détermination.

L’école pour l’auto-gouvernement Mapuche propose de partager toutes informations importantes à l’ensemble de la société chilienne. L’école met en évidence que l’implémentation du droit à la libre détermination n’implique pas que les chiliens auraient moins de droits. Au contraire, ce serait l’opportunité historique pour établir une relation institutionnelle constructive solide et perdurable. Il s’agirait d’une relation basée sur un statut qui établit les droits et compétences propres du peuple Mapuche dans l’exercice du droit à la libre détermination. Le moyen pour converger sur ce sujet entre Mapuche et non Mapuche, c’est un dialogue sincère, ouvert, transparent et continu.

I sommet pour l’autodétermination, accomplissement des traités et de la démilitarisation

L’école a eu des résultats efficaces. Elle a réussi à susciter l’intérêt de nombreuses organisations Mapuche, dépassant leurs différences, lesquelles ont accepté que le droit à la libre détermination est un intérêt commun où peuvent converger tous les intéressés à ce sujet. Dans ce sens, les organisations Mapuche, outre le Conseil de toutes les terres, le 16 janvier 2013 ont décidé de convoquer le premier sommet sur l’autodétermination, l’accomplissement des traités/parlements Mapuche. Ce fut la première initiative publique qui a généré un espace pour débattre le droit à la libre détermination et établir un chemin commun.

Ce sommet, dans ses affirmations et conclusions, soutient et déclare : « les Mapuche, participants et adhérents au premier sommet, annoncent qu’à partir de ce moment, un travail à la formation d’un auto-gouvernement Mapuche va se réaliser. Cet auto-gouvernement sera dirigé et régi par un statut qui détermine ses pouvoirs et autorités inhérentes. Le gouvernement aura une juridiction qui recouvre le territoire à partir du Bio Bio jusqu’au sud. Ce statut établira de manière concrète les relations institutionnelles avec l’état chilien et ses institutions.

Les traités/parlements Mapuche et le droit à l’autodétermination

Les Mapuche , à l’instar des peuples autochtones qui vivent dans la juridiction des Etats-Unis, Canada et Nouvelle-Zélande, font parties des peuples qui ont eu des traités avec le système colonial, dans ce cas, hispanique et l’état chilien. Ces traités reconnaissent l’indépendance et la souveraineté territoriale des Mapuche. Ces accords se sont réalisés à partir de 1641 jusqu’en 1825 avec l’état chilien. C’est un des sujets de la plus grande importance pour le peuple Mapuche en matière territorial et en ce qui concerne ses ressources. Dans ce sens, le premier sommet au Cerro Ñielol a abordé ce droit comme le droit à la libre détermination de la manière suivante : « Les traités étant un sujet propre au droit, indépendamment des actes de méconnaissance qu’a favorisé l’état chilien, le droit international leur a restitué leurs valeurs juridiques et les a reconnu dans leur intégralité ». Ce droit est reconnu dans l’article 37 de la déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones :

« 1. Les peuples autochtones ont le droit à ce que les traités, accords et autres arrangements constructifs conclus avec des États ou leurs successeurs soient reconnus et effectivement appliqués, et à ce que les États honorent et respectent lesdits traités, accord et autres arrangements constructifs ».

Au même moment, se sont définis quelques actions du côté du peuple Mapuche dans les termes suivant : « en tenant compte que les traités Mapuche passés avec l’état chilien sont pleinement en vigueur et reconnu par le droit international. Dans la première moitié de 2013, nous avons présenté officiellement à l’état chilien la formation d’une commission mixte avec l’objectif d’explorer des solutions acceptables pour l’accomplissement et l’application des traités. Cette commission émergera d’une décision souveraine, à caractère collectif, des organisations et communautés Mapuche. Elle sera guidée par un mandat clair et précis qui sauvegarde les principes, l’esprit, les contenus des traités.

Le second sommet pour l’autodétermination Mapuche

Au premier sommet, les participants Mapuche ont annoncé publiquement commencer à avancer vers un processus d’autodétermination sous couverture du droit international. Au second sommet, il a été conclu que ce droit pour sa mise en œuvre intégrale nécessite les impératifs suivant :

A– la construction d’une volonté collective qui surgit de la volonté individuelle de chaque Mapuche

B– créer des individus ou contingent de Mapuche avec une capacité et une mentalité de gouvernant

C– un système de gouvernement, qu’il soit traditionnel, classique non Mapuche ou une combinaison des deux systèmes

D– un statut d’autogouvernement Mapuche

Processus organique et sa légitimation

1– une constituante Mapuche pour l’adoption de statut pour l’autogouvernement Mapuche

2– une constituante Mapuche pour la création et l’instauration du gouvernement Mapuche

(Traduction libre)

 

Traducción del castellano a Euskera, idioma de Euskal Herria (País Vasco) por Jonatan Pallacan

Fuente: http://werken.cl/once-detenidos-y-un-mapuche-grave-tras-ser-baleado-por-carabinero-en-predio-de-forestal-cautin/

LOS SAUCES/ 9 mm-ko hainbat balek lonko bat zauritu dute eta beste 11 komunero Mapuche atxilotuak suertatu dira poliziak eginiko irtenarazte bat dela eta. Mapucheak Forestal Cautinek usurpatutako lurren kontrola berreskuratzen ari ziren momentu horretan.

www.werken.cl –ek bildu duen informazioaren arabera, azaroaren 12an goiz partean, Chileko Carabineroen GOPE sailak kontingente handi bat bidali zuen Jose Nahuelpi komunitatera. Carabineroen asmoa bertan lurrak errekuperatzen ari ziren komuneroak bertatik botatzea zen.

Eraso honen aurrean Mapucheek desalojoari aurre egin zioten, lur hauek betidanik bereak izan dira, eta honen ondorioz poliziak Mapuche familiei tiro egin zien, momentura arte Mapuche bat tiro bategatik larriki zaurituta dago eta beste 11 komunero atxilotuta daude.

Eremua poliziaz beterik dago momentu honetan, kontrol zehatzak Los Sauces herriko sarbide guztietan ikus daitezke, esan beharra dago egoera larri hau Alex Lemun Mapuche gaztearen hilketa oroitzen den egunetan suertatzen dela.

Emilio Antipan lonkoa Temucoko hospitalera larri daramate. Poliziak dioenez pairatu dituen kolpeen ondorioz zaurituta daramate hospitalera, hala ere komunitatetik diote bala bat gorputzean duela esaten dute.